Le jugement concernant la polygamie en Islâm

Publié le par lavoieauthentique.over-blog.com

autres-plantes-bangkok-thailande-1204695511-1190086.jpgLe jugement concernant la polygamie en Islâm

Règles et conditions

mardi 29 juillet 2008, par Ismaïl

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh – Ta’âla - dit dans Son Saint Livre : 

 

« Et si vous craignez de n’ être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d’ épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » [1]


Sur la base de ce verset – SHeikh Ibn Sa’dî (rahimahullâh) – dit qu’il y a une permission pour celui qui le souhaite de se marier avec une deuxième, une troisième ou une quatrième femme sans aller au-delà. Mais la condition est d’être juste et équitable avec elles [2] Ce texte autorise la polygamie. Le noble verset l’a autorisée et indiqué que l’homme peut épouser une ou deux ou trois ou quatre femmes en même temps et ne peut pas dépasser quatre épouses. C’est l’explication que l’exégète et les jurisconsultes ont fait des versets et leur avis a fait l’objet d’un consensus unanime des musulmans.

 

La permission en Islâm de la polygamie est basée sur deux conditions :


- Premièrement : l’équité prescrite par la parole d’Allâh – Ta’âla - citée plus haut. Ce verset indique que l’équité est une condition pour l’autorisation de la polygamie. Si l’on craint de ne pas être équitable à l’égard des épouses en cas de polygamie, on doit se contenter d’une seule épouse. L’équité requise consiste à assurer le même traitement à ses épouses par rapport aux dépenses, à l’habillement, à la cohabitation et à d’autres affaires matérielles que l’on peut maîtriser. S’agissant de l’équité dans l’amour et les sentiments du coeur, on n’est pas tenu de l’appliquer. On ne la lui demande pas parce qu’il n’en est pas capable. C’est la signification de la parole d’Allâh – Ta’âla :

 « Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [3].


- Deuxièmement : la capacité d’assurer la prise en charge vitale des épouses. Il n’est pas permis d’accorder dans la Législation une chose à une épouse sans l’accorder aux autres [4].

Aussi, celui qui craint d’être injuste comme indiqué dans le verset : « mais, si vous craignez de n’ être pas justes avec celles-ci alors une seule » ne doit pas ajouter d’épouse. Ibn Kathîr (rahimahullâh) a expliqué cela dans son commentaire [5] du verset et appuie le verset à cela :

 « Vous ne pourrez jamais être équitable entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux. » [6]


Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima disent que le fait d’être juste et équitable entre les épouses est obligatoire, et cela s’applique sur les vêtements, la nourriture, la cohabitation et autres. Et cela est un fondement et il faut craindre Allâh – Ta’âla – sur cela et être juste avec elle [7]

Notes

710042lhrfqn16lk[1] Coran, 4/3

[2] Tayssir ul-Karîm al-Rahmân fî tafsîr Kallâm al-Manân du SHeikh Ibn Sa’dî, 1/275

[3] Coran, 4/129

[4] Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 9/6669-6670

[5] Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm de Ibn Kathîr, 2/212

[6] Coran, 4/129

[7] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 19/180

 [3] Al-Fatâwa al-Koubra de Ibn Taymiyyah, 3/90

 

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article507

Publié dans La femme musulmane

Commenter cet article